Le temps des consignes

J’ai souvent perdu patience à devoir répéter maintes fois une même consigne de travail dont dépendait le démarrage d’une activité collective ou individuelle, orale ou écrite. Ainsi, j’ai appris à soigner tout particulièrement ce temps des consignes. Voici désormais les quelques règles de base que je m’impose quand je transmets des consignes collectives :

  • Je m’assure que les élèves sont attentifs et qu’ils cessent leur activité de découpage, de collage ou d’écriture sur le champ.
  • Je donne toujours la consigne en anglais, dans une langue simple, concise, directe en favorisant les formes impératives et en ralentissant mon débit de parole.
  • Je laisse une trace minimale de la consigne au tableau (ancrage visuel) sous forme de titre, de question, de bulle, de répartition des rôles selon l’activité qui suit.
  • Je ne répète pas systématiquement la consigne si tous les élèves l’ont comprise et ne demandent pas plus d’explications.
  • J’accepte naturellement de répéter la consigne à la demande d’un ou plusieurs élèves.
  • Je refuse de traduire la consigne en français mais j’accepte qu’un élève volontaire, qui pense l’avoir comprise, le fasse pour ses camarades. Cet élève se verra « bonifier » sa note de compréhension orale pour cette aide.
  • Si l’activité s’y prête, je demande à deux volontaires de faire une petite démonstration pour la classe.
  • Une fois l’activité lancée, je ne reviens plus sur la consigne. Si je remarque des élèves en difficulté, je me déplace pour leur venir en aide mais je n’interromps pas le groupe.
  • Je limite dans le temps l’activité collective pour éviter des initiatives personnelles qui seraient gênantes pour le groupe.
  • Je préviens du temps restant en cours d’activité.
  • Je respecte le temps que j’ai donné au départ et met fin à l’activité de manière nette et sans équivoque.

Pour ma part, j’ai une petite clochette imaginaire que je fais « tinter » dans le vide pour marquer la fin de l’activité.

Quand j’ai commencé ma carrière, une élève pleine de bonnes intentions m’avait offerte une clochette mais ma collègue, dans la classe à côté, s’est vite plainte du bruit occasionné. Le petite clochette est toujours sur mon bureau à la maison mais elle est désormais réduite au silence !

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